Dig Deeper #03 : Attaque acide sur Chi-Town

// 17/05/2016

Par Kaboom!

On a coutume de définir les deux grandes écoles électroniques américaines - techno de Detroit et house de Chicago - en recourant à des oppositions binaires. La première serait froide, mécanique, aspirée par le futur. Plus hot, plus féline, la seconde ne serait que la continuation du disco par des moyens électroniques. Mouais. Un peu fastoche, trop symétrique. Et historiquement contestable.

Très vite, vers 1986, par là, la scène chicagoane subit en effet un schisme discret. Qui, se creusant, donne bientôt lieu à deux styles distincts. Vétérans des nuits locales, les premiers DJ et producteurs house se contentent certes de marier boule à facettes et circuit intégré. Mais, très vite et délibérément, les jeunots qui leur emboîtent le pas cessent de se référer au passé.

S'ils pêchent dans le même catalogue (celui du nippon Roland) les mêmes séquenceurs, les mêmes boîtes à rythme, c'est pour les triturer en dépit du bon sens et du mode d'emploi. Hors des clous de la théorie musicale, avec la candeur de qui ne sait pas trop, au juste, ce qu'il fabrique. Expérimentale car inexpérimentée, minimale par flair autant que par nécessité, l'acid-house sera la contribution majeure de ces bricoleurs bidouillant à l'arrache leurs bécanes bon marché.

Dans son acception la plus stricte, l'acid-house, ce n'est d'ailleurs pas grand-chose. Un son. Juste un son. Presque un bruitage. Le squelch. Le squelch, c'est ce son de basse bouillonnant et corrosif typique du Roland TB-303. Mise sur le marché en 1982, censée accompagner les guitaristes esseulés, cette basse synthétique ne trouve d'abord pas son public. Elle est brièvement repérée sur les productions italo-disco d'Alexander Robotnick ou - bah ouais, les popeux - sur le "Rip It Up" d'Orange Juice. Et puis, plus rien. Le flop est retentissant, Roland tire la prise dès 1984.

Sauf que, deux ou trois ans plus tard, glorieux post-scriptum, cette machine commercialement défunte ressuscite à Chicago, où elle devient l'objet d'un culte aussi fervent que posthume. Le déclic, c'est "Acid Tracks" de Phuture. En gestation depuis quelques mois, l'acid-house se cristallise autour de ce morceau mythique. Avec son beat sourd et métronomique que harcèlent pendant 12 minutes des essaims de gazouillis stridents, il est le premier à tirer du 303 une ligne de basse électronique ondulante et modulée pour en faire une arme d'hystérisation massive des dance-floors. "We Are Phuture", "Slam" et d'autres approfondiront bientôt cette veine sombre et lancinante.

A partir de là, tout le monde s'y met. C'est à qui soutire à la bête, en la martyrisant, les râles les plus perçants, les borborygmes les plus aigres. Underground et pas pressée d'en sortir, plutôt extrême pour l'époque, cette musique n'en conquiert pas moins la planète. Elle débarque d'abord outre-Manche avec escale à Ibiza. Le temps d'un été, celui de 1988, l'acid-house fédère tout ce que l'île compte de hooligans dans un grand rêve d'amour décérébré, la hache de guerre enterrée sous la bannière abrutie du smiley.

Puis elle déboule sur le Vieux Continent. Où continue de flotter dans l'air un vieux fond dark. Le smiley, ce parfait symbole de la béatitude chimiquement assistée, y découvre les humeurs délétères, ses pupilles dilatées deviennent d'elliptiques trous noirs, son large sourire se met à puer l'ironie et le Mal. Notre new-beat, par exemple : une variété locale d'acid-house, montée en graine le long des nationales flamandes, dans une terre grasse et gothique, plutôt qu'à l'ombre cradingue, venteuse et post-industrielle du Chicago Skyway.

De là, le squelch se répand sans résistance sur la planète. Ce faisant, il passe par des mains de plus en plus bourrines et son pouvoir, inévitablement, se délite. Mais il faut laisser le temps au temps, n'est-ce pas, et il est aujourd'hui, au même titre qu'un chœur doo-wop ou qu'un riff passé à la pédale wah-wah, un gimmick iconique, à la patine presque classique. En témoignent quatre récentes et plantureuses compiles, que Dig Deeper s'est fait un plaisir et un devoir de décortiquer pour vous.

Acid: Can You Jack? (Chicago Acid And Experimental House 1985-95) (Soul Jazz 2005, rééd. 2013)

Un mot, d'abord, sur le livret. Bien fichu, celui-ci alterne histoire circonstanciée du genre (les lieux, les dates, les hommes, les machines) et brelans d'interviews (Marshall Jefferson, Adonis, Tyree, Green Velvet).

De cette mine d'informations émerge une figure. Celle de Ron Hardy (1958-1992), DJ héroïnomane, sans ego et sans égal, qui règne alors sur l'étroite et sombre Music Box. Les inventeurs de l'acid-house fréquentent avec assiduité cette cave gluante au sound-system assourdissant. Jeunes loups sans référence ni réseau, ils y débarquent leurs productions encore fumantes sous le bras et Mister Hardy ne se fait en général pas trop prier pour donner à son public la primeur de ces objets musicaux non identifiés.
En contrepartie, ces bandes encore fumantes deviennent sa chose. Il en fait ce qu'il veut. Les rembobine sans crier gare. Les accélère à sa guise (pour contrecarrer, dit-on, l'effet bullet-time de l'héroïne). Les matraque jusqu'à six fois de suite, même et surtout quand le public se fige pantois. Tous les témoins sont unanimes : Ron Hardy, sa politique de la cabine ouverte, son usage créatif de l'équaliseur et de la mixette furent pour l'acid-house un puissant catalyseur.

Venons-en à la musique. La compile couvre les dix premières années de l'histoire de l'acid-house, de ses balbutiements (chacun de son côté, Marshall Jefferson et Larry Heard en jettent les bases dès 1985) à ses manifestations les plus tardives (Green Velvet et Ron Davis Jr., porteurs du flambeau au milieu des années 1990).

"This Is Acid", "Acid Crash", "Acid Bass", "Acid Over", "Acid Tracks", c'est sûr, on n'est pas trompé sur la marchandise. Dont la formule semble ici immuable : deux heures durant, l'increvable squelch se tortille comme un lombric en feu au milieu des rafales et des détonations.

Bien que les morceaux les plus marquants - le "Box Energy" de DJ Pierre, qui vibre et suinte comme une grosse pile usagée ; le "Acid Over" de Tyree, dont la boucle vocale laisse des cloques sur les tympans - soient hébergés sur le second disque, c'est le premier, mieux charpenté et donc plus efficace, solide et linéaire comme un bon DJ-set, qui tend à s'incruster sur la platine. Telle l'étreinte d'un constrictor aux muqueuses brûlantes, au sadisme patient, son emprise se resserre longuement, vicieusement. Traitement que l'on accepte avec sérénité, cette asphyxie graduelle, ce tabassage méthodique nous plongeant au final dans un état de parfaite zénitude stroboscopique. Le corps fourbu, l'esprit rincé, un ressort dans la nuque et un grelot en cuivre en guise de cerveau.

Acid: Mysterons Invade The Jackin' Zone (Chicago Acid and Experimental House 1986-93) (Soul Jazz 2013)

Huit ans plus tard, Soul Jazz remet le couvert avec, à nouveau, double ration de house expérimentale vintage made in Chi-Town. En faisant de "The Jacking Zone", morceau mémorable de la Risqué Rythum Team, la clé de voûte de sa nouvelle sélection, Soul Jazz semble avoir pris le parti d'inscrire cette fois son travail éditorial - remarquable, comme toujours - dans un imaginaire SF décomplexé. Le magnétisme en carton de cet hymne bouffon et modérément aciiid (nous ne sommes qu'en 1986), son narrateur à la Ed Wood nous interpelant sur fond de theremin ululant prolongent l'esprit pulp d'un livret dessiné où le squelch est la clé d'un vaste complot extraterrestre. Une façon ludique de contester à Detroit le monopole du futurisme.

Pourtant, c'est bien la face la plus rugueuse et ascétique de l'électro chicagoane qui se voit de nouveau mise en avant. Les mêmes cadors radicaux. Le même minimalisme hardcore. Les mêmes mantras désincarnés. Evoquant avec deux fois rien (un tambour bègue et d'incessants gargouillis) une battle royale entre un Gilles de Binche, une créature de Roswell et un blob fluo, le "Hallucinate" d'Acid Wash donne le ton - austère et belliqueux, implacable mais fun, carnavalesque et apocalyptique - d'une compile dont la première nappe de synthé ne vient arrondir les angles qu'au bout d'une petite demi-heure.

Et si des mélodies entêtantes parviennent de loin en loin à infiltrer ces rythmes butés, comme sur les productions kraftwerkiennes de Farley 'Jackmaster' Funk ou celles, aériennes, de Mr. Fingers, ces ébauches se contentent le plus souvent de faire couiner, crisser, grincer les trois mêmes sons pendant six minutes. Bad trip garanti. Visions sinistres et puissantes d'éprouvettes sur le point d'exploser, de B29 larguant sur les pistes de danse des hectolitres de vitriol, de mobiles en fer blanc tournant lugubrement au-dessus de nourrissons overdosés.

Et pourtant, quelle efficacité ! Cousine autodidacte et fauchée d'avant-gardes plus savantes, l'acid-house reste une musique de danse, foutredieu, personne n'est là pour se lisser la barbichette. Pionniers lâchés sans lampe de poche dans des ténèbres inhospitalières, Armando, DJ Pierre, Larry Heard, Marshall Jefferson finissent toujours par débusquer leur terre promise - la Jacking Zone ! - et par y parachuter leurs ouailles.

La Jacking Zone, c'est ce point de bascule où le clubber, soudain, se clipse au beat et lui file les commandes. Où son corps, possédé, est pris de convulsions extatiques. C'est cet instant chamanique où, sous l'assaut des programmations décharnées et des clapotis acides, survient, irrépressible, le besoin d'agiter ses mains au-dessus de sa tête et de lancer, piiouu piiouu, des lasers avec ses doigts.

Hardcore Traxx : Dance Mania Records 1986-1997 (Strut 2014)

Aux premiers jours de la scène house, deux labels se taillent la part du lion : Trax et DJ International. Par leur position archi-dominante, ces deux géants disposent de fait d'un droit de préemption sur la production underground de Chicago, qu'ils ne se gênent pas de siphonner à des conditions souvent iniques. Un artiste qui n'arrive pas à placer sa musique chez un de ces deux-là en est réduit à la laisser circuler sous forme de cassettes ou à lancer sa propre enseigne, éphémère et peu rentable. Car, entre les deux, il n'y a rien. Sauf Dance Mania.

Dance Mania, oiseau rare dans un milieu où tous les coups sont permis, est un business prospère et honnête, le seul à faire du pognon et à le redistribuer équitablement. Le boss, Ray Barney, ayant hérité de son paternel une grosse boîte de distribution, les bases sont, il faut le dire, solides. Et les étoiles bien disposées : Dance Mania décroche la timbale dès sa troisième sortie, le "House Nation" des Housemaster Boyz, classique parmi les classiques.

Sortie en début d'année, la double compile Hardcore Traxx consacre chacun de ses deux disques à une phase-clé de l'histoire du label. La première partie en documente les débuts éclectiques, entre poses lascives et tentations acides, loyauté R&B et démangeaisons plus radicales. Plusieurs éléments que l'acid-house s'échine à balancer par la fenêtre - les divas soul, le piano so funky - persistent ici à frimer du popotin. Mais d'autres sons, moins consensuels, plus audacieux, les poussent doucement (ou pas) vers la sortie.
"Twinkles" de Strong Souls, par exemple : un bijou abstrait et statique, un miroitement hypnotique de presque 6 minutes. On n'est pas loin du Warp de la grande époque. D'Autechre à la pêche, à la verticale des étoiles. Mais encore une fois, celui qui tire son épingle du jeu, c'est Marshall Jefferson, le plus grand génie qu'aient jamais salarié les Postes américaines (Monsieur était facteur). Ici, sous le masque d'Hercules, il plaque un tutoriel pousse-au-sexe sur un groove vicieux, sept étapes pour ferrer sa proie sur le dance-floor et la toucher partout dans les toilettes.

Acte II de la saga : la ghetto-house. Une série de productions au son fruste, au tempo alerte et aux lyrics salées, torchées par des gamins désœuvrés sur des machines rudimentaires. Née dans les barres HLM, la ghetto-house arrive en ville au début des années 1990 et Dance Mania en devient d'emblée l'interlocuteur privilégié. Ce n'est plus de l'acid-house, mais, après quelques années ronronnantes, Chicago retrouve l'excitation d'une musique impolie et ravageuse. D'une danse de petits durs, d'émeutiers sans motifs, de Saint-Guy black-trash, de coquelets pas commodes, prompts à se voler dans les plumes.

DJ Funk allumant des chapelets de pétards pour les balancer sous les semelles des danseurs, Jammin' the House Gerald montant un rythme avec des han, des aïe, des gémissements, Robert Armani affolant radars de recul et compteurs Geiger avec son "Ambulance" chourée du côté de Tchernobyl : le second CD scande les temps forts de cette prise de pouvoir. On le déconseille, du coup, aux âmes délicates. Qui ne manqueront pas de défaillir lorsque Paul Johnson leur balancera, toutes aiguilles dans le rouge, son "FEEL MY MOTH-ER-FUCK-ING BASS IN YOUR FACE!". Pour notre part, s'il cherche la baston, on la lui accorde bien volontiers.


Acid Rain: Definitive Original Acid and Deep House 1985-1991 (Harmless 2013)

Coffret copieux, compact et cartonné déclinant son vaste sujet sur 5 CD aux thématiques un peu floues, Acid Rain réjouira le puriste par le pedigree irréprochable de sa soixantaine de morceaux, issus pour la plupart des Trois Glorieuses de la house (87, 88, 89). Joie subsidiaire : il s'agit systématiquement des versions longues originales. Et "remastérisées", tant qu'à faire, "selon les plus hauts critères de qualité". Le sticker insiste sur ce point et, comme on va le voir, il a bien raison.

Arnaqueur débonnaire, businessman ventripotent et déloyal, Larry Sherman ne dirige pas seulement le plus gros label house, Trax Records, il fait également tourner la seule usine de vinyle de Chicago. Où il instaure une politique mesquine consistant à recycler massivement les invendus, à fondre et refondre, encore et encore, les mêmes rondelles de plastique. D'une incarnation l'autre, il n'est pas rare de retrouver, piégés entre deux sillons, des fragments de papier, des vestiges d'étiquettes. Le processus ne cesse que lorsqu'une mélasse noire finit par adhérer aux mâchoires de la presse. Affirmer que ces disques "n'ont jamais aussi bien sonné" n'a donc rien d'un cliché publicitaire, c'est la plus stricte et la plus réjouissante vérité : palimpsestes vinyliques, la plupart des classiques de la house étaient jusqu'ici un pur cauchemar d'audiophile.

Les puristes salueront aussi le fait que le travail curatorial ait été confié à Terry Farley, DJ anglais qui connaît son affaire. Enfant de la morne Slough (les fans de The Office confirmeront), Farley devient à la fin des années 1980 un acteur majeur de la scène acid britannique. Il lance notamment les soirées Boy's Own, que prolonge au milieu des années 1990 un label formidable, qui accueille entre autres les premiers Chemical Brothers et les meilleurs Underworld.

Cet ancrage anglais n'est d'ailleurs pas sans effet : bien que la sélection ne fasse guère d'infidélités à Chicago (un petit Model 500 venu de Detroit, c'est tout), les choix de Farley mettent en évidence le jeu des influences transatlantiques qui, tels de puissants courants océaniques, n'ont cessé de nourrir, par leurs incessants va-et-vient, l'histoire des musiques électroniques.

Une tuerie électro-pop comme le "Bad Boy" de Frankie Knuckles et Jamie Principle rappelle ainsi, par ses sonorités européennes, que la house, au tout début, fut aussi une sorte de new-wave afro-américaine. Et en sélectionnant pas moins de trois titres de Jungle Wonz, un projet de Marshall Jefferson aux ambiances moites et luxuriantes, pleines de pépiements exotiques, Farley fait écho aux soundscapes tropicaux qui seront, via 808 State ou Future Sound of London, une marque distinctive de l'acid-house britannique.

Mais le puriste, pour en profiter pleinement, se doit aussi d'être un glouton. 61 titres, ça fait 6 heures et quelques de musique. Et 6 heures et quelques de musique, ça fait beaucoup. Vraiment beaucoup. Perso, au bout de 2 CD, on a un peu calé. Et encore : le droit d'auteur étant ce qu'il est, Keith Farley n'a pas eu accès à tous les rayons de la confiserie...

Une telle générosité n'est toutefois pas sans avantages. L'espace disponible permet de donner du temps de jeu à des seconds rôles talentueux, hébergés par des structures confidentielles ou injustement passés à l'as. De dépoussiérer des documents qui, sans être géniaux, présentent un intérêt historique réel, comme ce remix et ce titre donnant un intriguant aperçu du talent trop rare d'un Ron Hardy peu intéressé par l'objet-disque.

Cela permet aussi de multiplier les zooms et les digressions : Farley s'attarde par exemple sur la bande du Hot Mix 5, show culte de la station WBMX dont trois animateurs/turntablistes - Farley 'Jackmaster' Funk, Ralphi Rosario, Mickey Oliver - placent ici d'excellents titres. Cela permet enfin de déborder sur des genres connexes, comme le hip-house, ce mélange de rap et de dance que l'on n'arrive pas à haïr malgré son immonde descendance (l'eurobeat, ce cauchemar).

On l'aura compris, Acid Rain n'est pas la plus homogène des compilations. Entre le mordant de l'acid et le moelleux de la deep, en particulier, le contraste est fort, presque choquant. Comme un fût toxique abandonné sur un sofa italien. Difficile, il est vrai, de garder pendant six tours d'horloge un cap stylistique clair. Tel n'est d'ailleurs pas le but, l'acid n'étant ici qu'un chapitre - certes, essentiel - d'une histoire plus vaste. Celle du break disco sublimé par la machine. Quelque chose comme l'essence de la house. Quel que soit son pH.


DERNIERE MINUTE : Cela nous avait échappé mais Harmless et Terry Farley ont sorti cet été un second coffret 5CD, baptisé cette fois Acid Thunder. Nouveauté de taille : le débloquage du catalogue DJ International, dont les ayants droit avaient, en 2003, opposé à Terry Farley une fin de non-recevoir. Sinon, a priori, même rapport qualité/quantité/prix absolument imbattable.


Fou de musique depuis ma plus tendre adolescence, dingue de sons quels qu'ils soient, j'ai signé entre 2006 et 2009 un paquet de chroniques musicales pour le website culturel K-Web.be. Spécialiste de rien mais curieux de tout, je vous propose avec "Dig Deeper" une plongée mensuelle dans l'univers fascinant des compilations musicales.

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