I only came here for the buffet

// 09/05/2016

Par Catherine Colard

Avec toutes ces disparitions de stars et de gens bien, je m’endors souvent avec cette crainte tangible de m’éteindre moi-même dans la nuit, telle une bougie parfumée de créateur local à 99 euros oubliée au coin d'une terrasse après un BBQ improvisé.

Evidemment prématurément. Défenestrée de mon rez. D’une overdose de Rescue sur un prélude de Bach. Etripée sauvagement devant un distributeur de billets doux par mon seul et unique fan. Pendue à une cimaise par un artiste conceptuel après une course-poursuite dans un sublime labyrinthe de chefs d’oeuvre décadents. Dans un épisode de La Trêve. Descendue par mégarde et un coiffeur supporter d’Anderlecht. Tout ça un peu mélangé.
La vie ne tient parfois qu’à un tif, n’est-ce pas.

Puisque personne n’est plus à l’abri qu’un autre, je vous prie déjà, public chéri, d’accepter mes bisous pour m’avoir lue, corrigée et supportée sur plus de X éditos (je ne les compte plus) et dans la vraie vie. Puissiez-vous vous souvenir de moi comme d’une fille bien, drôle et extrêmement bien coiffée la plupart du temps. Inexorablement belle, intelligente, spirituelle, sexy et talentueuse sont évidemment des options.

Et avant que la presse people internationale se remette à raconter n’importe quoi sur moi-ma-vie-mon-oeuvre-mes-amis-mes-amours-mes-emmerdes dans une nécro officielle sans que je puisse y apporter ma touche finale (ça me tue), partageons mon corps et mon sang. Abonnez-vous à mon profil Facebook, à mon compte Instagram et à mon blog post-mortem. Il en restera toujours quelque-chose.

Pour les restes du buffet, voyez mon exécuteur testamentaire, le traiteur et sa prochaine démonstration "Tupperwear", puisque je me nourris de vous.

I’ll be back!

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