La chronique de Jeremy Plywood // Martin Carr : The Breaks

// 20/10/2014

Par Jeremy Plywood

Martin compose et chante de jolies chansons pop!

J’avais perdu de vue et d’oreilles Martin Carr depuis quelques temps. Pourtant, il n’avait jamais vraiment cessé de sortir des disques, que ce soit avec Brave Captain ou sous son propre nom. Mais bon, il n’était plus trop médiatisé, un peu hors-piste, sorti de l’écran radar. Et moi, par paresse, je n’avais plus trop cherché à retrouver sa trace depuis un album de Brave Captain avec une pochette bleue.

Pourtant, je continuais à l’écouter “indirectement” via de jolis best of faits maison des Boo-Radleys pour le mange-cd de mon véhicule de fonction. Les Boo-Radleys, un de mes groupes préférés de ces 26 dernières années et de tous les temps. Je me souviens encore d’un concert renversant au V.K., un de ces concerts qu’on garde longtemps en mémoire. Le genre de concert rare comme un premier rendez-vous entre deux amoureux qui osent à peine s’embrasser, qui se frôlent sous la table, puis qui se séparent sur le coup de minuit avec la certitude que quelque chose de beau est arrivé.!

Alors, quand au hasard du net, j’ai vu la grande annonce de son “retour” avec un nouvel album, j’ai directement voulu en savoir plus. Il fallait chercher du côté de l’Allemagne et du sémillant label Tapete. Et donc, oui, un nouvel album, intitulé The Breaks, sortait le 26 septembre et on pouvait déjà l’acheter sur le site du label susmentionné. Ce que je me suis empressé de faire, tout excité après avoir écouté et regardé le premier extrait de cet album, The Santa Fe Skyway. Une pop song truffée de cordes et de cuivres, qui regarde le soleil dans les yeux et qui m’a arraché un grand sourire béat.


Et puis j’ai guetté fébrilement le passage du facteur pendant plusieurs jours. Et puis le facteur est passé avec une grande enveloppe brune. Et puis j’ai déchiré la grande enveloppe brune, j’ai regardé la pochette un peu bizarre et j’ai sorti le cd du digipack qui l’enserrait. Et puis j’ai reconnu les premières notes de The Santa Fe Skyway. Et puis j’ai écouté tout l’album d’une traite, une fois, deux fois, plusieurs fois...

Et là, j’ai compris, même si je le savais déjà parfaitement en fait, que Martin Carr est un sacré singer- songwriter. Les chansons s’enchaînent comme par magie. Imparables. Et sa voix est incroyable, profonde et touchante. Martin revient de nulle part et met pas mal de ses challengers dans les cordes en 40 minutes chrono. Ca déroule en toute décontraction. Ca s’énerve puis ça calme le jeu grâce à des arrangements sobres mais rusés qui enrobent les chansons. Et moi j’en redemande encore et encore. Et moi je tape du pied et je dodeline. Et moi je dis : merci Martin!

Tracklist:
1. Santa Fe Skyway
2. St. Peter In Chains
3. Mainstream
4. Mountains
5. Sometimes It Pours
6. Senseless Apprentice
7. No Money In My Pocket
8. I Don't Think I'll Make It
9. Mandy Get Your Mello On
10. The Breaks!

Website: Martin Carr


Jeremy Plywood aime la pop. Ses trois disques préférés de tous les temps sont Pet Sounds, Odessey & Oracle et Sgt. Pepper’s Lonely Hearts Club Band. Jeremy va, en toute modestie, essayer de vous faire partager ses coups de coeur pop actuels au gré de sa curiosité et des choses, rares, qui le touchent. Et donc, Jeremy vous propose de découvrir en sa compagnie un disque pop tous les mois.

RETOUR

ARCHIVES

Avec le soutien de
Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles service des musiques non classiques
Top