La chronique de Jeremy Plywood // Tahiti 80 : Ballroom

// 21/11/2014

Par Jeremy Plywood

Pop française ! Étonnant, non ?

Je suis fan de Tahiti 80 depuis leur premier album, Puzzle, sorti en 1999. J’ai eu l’occasion de les voir plusieurs fois en concert et même de me retrouver à la même affiche qu’eux l’une ou l’autre fois (oui, j’ai déjà joué dans des groupes quand j’étais -plus- jeune). Je dois également signaler que ces gens sont charmants et que Xavier Boyer est, comme les autres membres du groupe, un passionné de musique avec des références qui me plaisent tout particulièrement.
Bref, Tahiti 80, c’est ma came. Et puis, c’est tellement rare les groupes Français de pop qu’il faut en profiter sans hésiter. Car en général, par là-bas, on fait du “rock”. Enfin, on “croit” qu’on fait du rock ! Bref. Ce n’est pas le sujet. Quoique.

Revenons à nos moutons. Tahiti 80 sort donc son 6ème album en cette fin d’année 2014. 6 albums en 15 ans. Belle petite performance pour nos amis normands originaires de Rouen, car on ne peut pas dire que leur fan base française, quasi inexistante, doit leur donner l’envie de continuer à produire.

Mais quand on est passionnés de musique, comme je le signalais plus haut, y’a rien à faire. C’est plus fort que soi. C’est vital. Et force est de constater que ce nouvel album est une belle réussite. Les chansons sont, comme souvent, super catchy. 10 mignardises magnifiques aux influences clairement revendiquées comme par exemple T.D.K, qui lorgne sans détour du côté des Beach Boys, et plus particulièrement la période 66-68, dirigée de main de maître par Brian Wilson aux manettes des deux chefs-d’oeuvre du groupe californien que sont Pet Sounds et Smile.

Le reste de l’album est également mag(nif)ique. Et, si on veut bien y prêter sa meilleure attention, on y entend également des emprunts à la musique sud-américaine et même plus précisément brésilienne. D’ailleurs, il faut noter que la face B de l’excellent et sautillant Crush! n’était autre que la reprise de Garra de Marcos Valle. Ce n’était pas par hasard.

En attendant de poursuivre votre lecture, découvrez donc immédiatement Missing en vidéo.



Chouette, non ? Allez, on reprend le fil.
Côté production, Tahiti 80 a fait appel à Richard Swift, membre des Shins & des Black Keys ou encore producteur de Foxygen. Excusez du peu. On sent bien sa patte pop et sa palette de couleurs préférées sur des titres comme Robber ou encore Seven Seas. Clair qu’il n’a pas fait le voyage pour rien.
Les sonorités (envolées?) plus électro sont probablement là également grâce à lui, même si on sait que le groupe adore jouer avec des machines aux sons synthétiques.

Ballroom mérite plus qu’un succès d’estime comme le reste de leur discographie. Mais dans ce monde pourri du buzz et de l’internet crétin, ils ne partent malheureusement pas en pôle position…

A noter que Tahiti 80 sera en concert à L’Escalier de Liège le mercredi 3 décembre prochain avec Julien Bouchard (de l’excellent label pop Hot Puma records) en première partie.
Et, c’est certain, j’y serai !

BREAKING NEWS!
L'album Ballroom de Tahiti 80 est disponible en Belgique via Hot Puma records !

Tracklist : 1 - Crush! 2 - Love by Numbers 3 - Coldest Summer 4 - T.D.K. 5 - The God of the Horizon 6 - Missing 7 - Back 4 More 8 - Robber 9 - Seven Seas 10 - Solid Gold

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