La chronique de Jeremy Plywood // The Coral : Distance Inbetween

// 27/05/2016

Par Jeremy Plywood

PSYCHEDELIQUE ET ROCK’N’ROLL

8ème album pour les excellents The Coral, formation britannique formée à la fin des années nonante entre le nord du Pays de Galles et la Mersey. Un premier album a vu le jour en 2002 et le groupe a, depuis, malgré quelques changements de personnel, été très actif discographiquement.

Il leur aura fallu 6 ans pour faire leur retour avec ce véritable nouvel album, puisque le précédent, The Curse of Love, sorti il y a 2 ans, n’était qu’une sorte de parenthèse, une collection de démos, chutes de studios et autres raretés jamais sorties auparavant et compilées pendant une dizaine d’années.

Et donc voici Distance Inbetween. Ce nouvel album fait le grand écart entre 1967 et 2016. Un mélange subtil de psychédélisme floydien période Syd Barrett et de pop mâtinée de blues et de rock comme on en entend pas mal du côté de la Perfide Albion actuellement. On y croise un peu l’esprit des jeunes Temples qui avaient séduit la presse anglo-saxonne il y a peu... A noter que ce n’est pas non plus une grosse surprise puisque The Coral n’a jamais caché ses influences au fil de leur carrière. Disons simplement qu’ici c’est un peu plus affirmé.


Mais n’ayez crainte. Si vous aimez les mélodies pop, les chansons avec des couplets et des refrains, avec des gimmicks à siffloter, il y en a plein sur cet album. Les chansons restent le prétexte. Avant le son et l’habillage. C’est juste que, par moment, cet habillage peut paraître plus touffu et par moment étouffer la douceur d’un choeur, le charme d’une mélodie, la limpidité d’un refrain.


En tout cas, force est de reconnaître que The Coral n’est pas en roue libre et donc réinvente un peu le son qu’on leur connaissait. Ça peut paraître déroutant à la première écoute car leur légèreté habituelle a fait place à plus de noirceur dans les textures sonores et à plus de hargne dans les arrangements. Et ce n’est pas du tout désagréable. Leur pop en devient plus bigarrée voire plus aventureuse.
Un retour gagnant qui, je l’espère, va permettre au sextet britannique de remonter sur scène très prochainement et de venir fouler quelques planches belges.

Tracklist : 1. Connector - 2. White Bird - 3. Chasing The Tail Of A Dream - 4. Distance Inbetween - 5. Million Eyes - 6. Miss Fortune - 7. Beyond The Sun - 8. It’s You - 9. Holy Revelation - 10. She Runs The River - 11. Fear Machine - 12. End Credits

THE CORAL Website

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