POP ART #04 : 1 + 1 + 1 + 1

// 18/10/2015

Par Michel Heynen

En 1970, des Beatles boudeurs et moribonds s’affichent en ordre dispersé sur ce qui restera comme l’album de la rupture : le « split-screen » n’a jamais aussi bien porté son nom.

Depuis, on ne compte plus, dans l’histoire graphique du rock et de la pop, ces visuels éclatés – pastiches warholiens ou concessions pseudo-démocratiques – où les musiciens font case à part, chacun posant crânement dans sa lucarne perso, hobereau satisfait de son quart de pochette. Non, un groupe n’est guère plus, parfois, que la somme de ses égos.

The Beatles
, “Let It Be”, 
album de 1970 - 
John Kosh (design) et Ethan Russell (photos)

Incredible String Band, 
“No Ruinous Feud”, 
album de 1973
 - David P. Bailey (photos)

Talking Heads, 
“Remain in Light”
, album de 1980
 - Tina Weymouth, Chris Frantz, Walter Bender et le MIT Media Lab (cover art)

Queen, 
“Hot Space”
, album de 1982
 - John Barr, Norm Ung et Steve Miller (artwork)

Poison, 
“Look What the Cat Dragged In”
, album de 1986 - 
Rob Jones (photos) et Gerilyn Wilhelm (logo)

Sonic Youth, 
“Experimental Jet Set, Trash and No Star”, 
album de 1994 - 
Kevin Reagan @ Visual Stance & Eye Pop (design)
 - Catherine Lewis et Stefano Giovannini (photos)

“Abbasalutely: A Flying Nun Tribute to the Music of Abba”
, compilation de 1995 - 
Alec Bathgate (artwork)

Blur, 
“The Best of Blur”, 
compilation de 2000 - 
Julian Opie (portraits)

Gorillaz, 
“Demon Days”, 
album de 2005 - 
Jamie Hewlett & Zombie Flesh Eaters (artwork)

Born Ruffians, 
“Plinky Plonk”
, EP de 2010

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